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L'Assemblée nationale crée une commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires

Le Parlement français a voté en faveur de la création une commission d'enquête afin d’entendre les acteurs du nucléaire et de "mettre tout le monde autour de la table".

Le 31 janvier dernier, l’Assemblée nationale a validé une résolution portée par LREM pour la création d’une commission d'enquête "sur la sûreté et la sécurité" des installations nucléaires. La démarche LREM a été soutenue par tous les groupes politiques, à l’exception des élus LR pour qui "on veut saper la confiance des Français dans les centrales". Le sujet avait fait l’actualité après l’intrusion de militants de l'organisation Greenpeace au mois d'octobre et novembre dans les centrales de Cattenom et de Cruas-Meysse, notamment quant à la sécurité de nos installations nucléaires.

La présidente de la commission du développement durable, Barbara Pompili (LREM), occupera le poste de rapporteur au sein de cette commission. "Il ne s'agit pas d'un débat pour ou contre le nucléaire", a assuré cette dernière. "Je souhaite que nous travaillions de manière dépassionnée afin notamment d'informer au mieux citoyens et décideurs politiques sur ce sujet majeur" a expliqué la députée de la Somme sur Twitter. La France est "le premier pays au monde en nombre de réacteurs nucléaires en exploitation par habitant" – 58 pour 66 millions de Français, ce qui nécessite "une vigilance sans faille" a-t-elle rappelé.

Devant les accusations des élus LR d’un côté et des militants écologistes de l’autre, Mme Pompili a voulu apaiser les esprits. "Ne mélangeons pas les rôles ! Une enquête judiciaire vise à établir les responsabilités et prononcer des sanctions, une commission d'enquête parlementaire émet des recommandations" a-t-elle confié à Sciences et Avenir. "Elle permet, en procédant à des auditions notamment, de rendre un certain nombre d'informations publiques, car in fine c'est bien le consommateur d'électricité et le contribuable qui financent la centrale et sa sécurité", explique-t-elle.

Cette commission sera présidée par Paul Christophe (UDI-Agir). Selon lui, "les pouvoirs d’enquête et d’audition sous serment pourront nous être très utiles pour nous informer sur la vulnérabilité aérienne, notamment sur le survol de drones, ou sur les nouveaux types de menaces comme les cyberattaques". En outre, "il faut que nous soyons pleinement rassurés sur la façon dont les événements climatiques pourraient toucher les centrales françaises et sur la capacité à prévenir les risques d’inondation ou de submersion, voire les risques sismiques", détaille-t-il dans un communiqué.

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